Morel à l'Huissier un drôle de nom. Il apparait pour la première fois le 13 décembre 1623 sur un acte de baptème.

Morel tout court+à l'Huissier, fabricant d'huis ou profession libérale vers 1600 ?

Différentes sortes de Morel

Morel tout court, des regrets ???

Le nom en deux parties: Morel + à l'Huissier

 

Brève histoire de la profession d'huissier

L'huissier est le lointain successeur des executores de l'antiquité, qui étaient chargés d'appliquer les décisions des juges.La profession de ce qui s'apparente aujourd'hui à celle des Huissiers de Justice se retrouve dès l'Antiquité. A cette époque, sous la pax romana, nos ancêtres avaient recours à ce qu'ils appelaient des officiales afin de faire appliquer les décisions des juges.Suivant leurs fonctions, les officiales avaient des titres différents. Parmi eux, on retiendra les apparitores et les executores. Les premiers avaient pour mission de rassembler le peuple lors des jugements, d'introduire les justiciables et d'assurer la police des audiences. Les seconds procédaient aux saisies des biens des débiteurs ou à des " contraintes par corps " par lesquelles le créancier se faisait payer en emprisonnant son débiteur.Les invasions barbares mirent fin à la pax romana et la justice privée réapparut.C'est ensuite au Moyen Age que les différentes juridictions qui émergèrent, qu'elles soient seigneuriales, écclésiastiques ou royales, eurent besoin d'une diversité d'agents assermentés ayant une autorité suffisante pour faire exécuter leurs décisions.C'est ainsi que les officiales romains devinrent sergents et huissiers. Les sergents qui s'occupaient plus particulièrement des significations dans les juridictions seigneuriales, devaient mettre en forme les demandes des plaideurs et exécuter les décisions rendues par les juges. Les huissiers, quant à eux et dont le nom vient de " l'huis ", la porte, avaient la mission du service intérieur des audiences et de la police des tribunaux.

Progressivement, les huissiers devinrent les officiers des juridictions importantes tandis que les sergents furent relégués aux juridictions de second ordre.La Justice, attribut essentiel du pouvoir, se rendait alors sous la bannière de la multiplicité. Les lois se personnalisèrent selon qu'elles furent royales, seigneuriales, ecclésiastiques ou communales.Pourtant, dans toutes ces différentes juridictions, une certaine unité permettait de représenter le pouvoir. Pour cela, il fallait des agents jouissant d'une autorité incontestée.Nos officiales romains furent alors transformés en bedeaux, serviens, semonceurs (les semonces étaient les ancêtres des exploits, les actes d'aujourd'hui), puis en sergents et en huissiers.Les sergents devaient mettre en forme les demandes des plaideurs et exécuter les décisions rendues par les juges, mais ils s'occupaient plus particulièrement des significations dans les juridictions seigneuriales.Les huissiers (dont le nom vient de "l'huis", la porte) sûrs et attentifs, avaient la charge du service intérieur des Audiences et de la police des tribunaux. Puis, progressivement, les huissiers devinrent les officiers des juridictions importantes tandis que les sergents furent relégués aux juridictions de second ordre. Leurs compétences s'élargirent, et il devint de plus en plus difficile de tous les regrouper en une seule catégorie.

Pour compléter votre information je vous donne ci-dessous

1/l'extrait d'un texte rédigé par Jean Marie Thiebaud sur les notables de l'époque

" Les pouvoirs des maires étaient moins étendus que ceux des échevins , mais ils bénéficiaient de l'avantage de la durée. Si le maire de seigneurie assistait aux délibérations de la communauté , son nom figurait souvent après celui des échevins , ce qui est significatif à une époque où la préséance obéissait à des règles très strictes . Son rôle principal était de servir d'huissier de la justice seigneuriale : c'est à lui qu'incombait le devoir de porter aux justiciables de son village des citations à comparaître devant le juge châtelain ou la bailli …..ces citations étaient souvent rédigées par le maire lui-même , d'où l'obligation de savoir écrire …..Lorsque les maires exerçaient leur fonction dans l'ensemble de la seigneurie ,ils prenaient le nom de sergents ( à ne pas confondre avec les hommes de guerre , leurs homonymes ) , le terme d'huissier étant réservé aux officiers relevant d'un bailliage ou d'une juridiction provinciale. Les échevins et les maires continuaient à exercer leur profession parallèlement à leur fonction , les rémunérations des premiers étant souvent nulle et celles des seconds très modeste . La " mairie " qui conférait à son titulaire le droit d'être qualifié " d'honorable " fut , dans quelques rares cas le tremplin vers des offices seigneuriaux plus importants . " 

2/ une idée du rôle de l'huissier vers 1665 à Morbier

 

En savoir plus sur la profession

Dans Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Huissier_de_justice#Histoire

Sur le site officiel de la profession en cliquant ici

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1148

site dont je vous donne ci-dessous un extrait pas très flatteur mais qui vaut pour la période qui nous concerne 1550/1650

Dans cette espèce de guerre que les sergents ou huissiers avaient à soutenir, tous les torts n’étaient pas d’un seul côté : eux-mêmes, très fréquemment, agissaient avec une violence brutale, injuriaient les parties et commettaient des actes d’improbité ; ce qui leur a valu ce passage de Rabelais : « A Rome, gens infinis gagnent leur vie à empoisonner, à battre et à tuer. Les chicanous la gagnent à être battus. De mode que si par long temps demeuraient sans être battus, ils mourraient de male faim, eux, leurs femmes et leurs enfants. Quand un moine, prêtre, usurier ou avocat veut mal à quelque gentilhomme de son pays, il envoie vers lui un de ces chicanous. Chicanous le citera, l’ajournera, l’outragera, l’injuriera impudentement, tant que le gentilhomme sera contraint lui donner bastonnades et coups d’épée sur la tête, ou mieux le jeter par les créneaux et fenêtres de son château. Cela fait, voilà Chicanous riche pour quatre mois. Car il aura du moine, de l’usurier ou avocat salaire bien bon, et réparation du gentilhomme, aucunes fois si grande et si excessive que le gentilhomme y perdra tout son avoir, avec danger de misérablement pourrir en prison, comme s’il eût frappé le roi. »

Cette classe était tellement malheureuse et si méprisée qu’elle ne pouvait se recruter que parmi les individus incapables de gagner leur vie autrement. Au quinzième siècle, et même au seizième, ils étaient encore, en grand nombre, complètement illettrés. Les Etats-Généraux de 1484 exprimèrent, dans leurs cahiers, le vœux que l’on ne pût être reçu huissier sans savoir lire et écrire ; modeste degré d’instruction rendu obligatoire par un édit de l’année suivante pour la prévôté de Paris, et le 4 octobre 1550, par une décision du parlement de la même ville.

Enfin l’ordonnance de Roussillon (1563), applicable à tout le royaume, se borna à exiger qu’ils sussent écrire leur nom. Notons que pendant longtemps il ne fut pas indispensable de savoir écrire pour exercer le métier, les significations pouvant se faire de vive voix ; et c’est ce qui explique ce brocard du jurisconsulte Rebuffi : « Cette lie du peuple n’est ordonnée que pour servir de va-lui-dire. » Dans l’intention de faire respecter les sergents, l’édit d’Amboise, renouvelant un article de l’ordonnance d’Orléans, leur enjoignit de porter sur l’épaule, en manière d’égide contre le bâton, un écusson de trois fleurs de lys.

Une hypothèse pleine d'humour, anonyme hélas, mais inatendue trouvée sur un forum :

Las, la vérité se révèle nettement plus prosaïque : voici deux cents ans et des brouettes, sous le funeste gouvernement socialo-communiste dénommé Convention, la voyoucratie et l'insécurité avaient hélas gagné jusqu'aux contrées les plus enclavées de notre beau royaume, à telle enseigne que des multirécidivistes probablement venus d'au-delà de la Méditerranée n'hésitèrent pas, pour cambrioler la maison de l'honnête et laborieuse famille Morel qui s'était dûment barricadée mais ne possédait pas d'armes qui lui eussent permis de repousser l'envahisseur, à découper la porte d'entrée de la modeste masure à l'aide d'une scie à métaux imprudemment laissée dans l'appentis (car fouiller l'appentis n'est pas sorcier, nous enseigne, dans sa grande sagesse, le vieux Goethe). D'où le nom, qui demeura depuis attaché aux descendants des victimes de ce malheureux incident heureusement dépourvu de victimes corporelles, de "Morel à l'huis scié".

La bonne orthographe: un sujet qui concerne les Morel à l'Huissier Question-réponse

Cette semaine, une question de Thierry Decugniere :"En effectuant des recherches sur 400 ans je me suis aperçu que mon patronyme a évolué en sa forme actuelle à cause d'erreurs de retranscription. Quelles démarches dois-je entreprendre pour reprendre le patronyme d'origine: de Cuignieres?" La réponse par Jean-Louis Beaucarnot: Encore une fois il n'y a pas de "bonne" et de "mauvaise" orthographe, en matière de nom de famille. Mais des orthographes dominantes (qui peuvent varier selon le temps - et le lieu - et surtout les rédacteurs d'actes), des formes déviantes, des variantes, des formes originelles, anciennes et modernes, des orthographes logiques et d'autres aberrantes...Pour faire valoir ses droits sur une orthographe ou forme particulière, il faut pouvoir prouver, par des documents authentiques, un usage constant de la forme en question, ce qui est en fait rarement possible.  

 

Mes débuts de "chercheur"

Le nom en deux parties

Les noms-composés dans le Jura

Les premiers pas de " à l'Huissier"

Chronologie

Morbier le village de nos ancêtres

La maison familiale de nos ancêtres

le métier parfois oublié de nos ancêtres

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